Sand wishes

Sand wishes
# Posté le lundi 25 mai 2009 17:07

Etre Happy, c'est de Famille ;D

Etre Happy, c'est de Famille ;D
Hey ! Ptite dédicasse de ton adolescente de soeur qui est même pas au Lycée.
Je suis trop jalouse, Venise, mais quoi encore, New-York aussi tant que t'y es !
Tu me ramène des photos d'Italiens au moins, hein ? ;D
Juste pour dire que je sais que tu vas bientôt partir, je le sais mais j'arrive pas à le croire.
14 ans de vie à tes côtés, ça marque !
Tant de Souvenirs...
Des bons comme des mauvais mais nous ne garderons que les meilleurs.
Tous les voyages (Le Ski, la Turquie...)
Les films ou les séries qu'on regarde ensemble (Friends, Prison Break...)
Tout les moments, les moments avec toi !
(Qu'est-ce que c'est beau, je pourais écrire des chansons moi --")
De toute façon je serai toujours là pour toi !
Je T'aime et J'aime tout ce que tu fais, enfin presque.
J'aime même tes amis !
(L) <- Et oui je suis une adolescente (c'est un signe d'affection xD)
# Posté le lundi 11 mai 2009 15:17
Modifié le vendredi 15 mai 2009 03:07

Pouet.

Pouet.
Encore une discussion perturbante avec Maman. Ca fait bizarre cette impression d'être une étrangère pour une personne avec qui on vit, de ne pas vivre sur la même planète. Elle vit dans celle où je suis encore une gamine égoiste et irresponsable, socialement ratée. Pas moi. Tant mieux. J'évolue, je change, je bouge, j'en ai besoin. Rencontrer de nouvelles personnes, rêver de nouvelles choses, de nouveaux endroits, des vies qui seront les miennes ou ne seront pas, de tous les endroits du monde où je peux aller, avoir le choix. La sécurité affective n'est vraiment utile que si on se met en danger. J'écris comme une adolescente basique, en pleine recherche d'identité... Pourtant c'est tout le contraire. Je sais qui je suis. Vraiment. Et j'aime ne pas savoir ce que je vais devenir.
"De quoi t'as peur ?"
De tout. De ne pas être à la hauteur, de rater ma vie, de ne pas être aimée, de ne pas savoir aimer, d'être banale et chiante, d'être fondamentalement conne aussi, de ne jamais réussir à me donner les moyens d'être celle que je veux être, quelle qu'elle soit, de ne pas savoir, de ne pas comprendre, de décevoir les gens, mais surtout de me décevoir moi.
Je vais partir. Un jour, bientôt j'espère, je partirai, la boule au ventre de laisser ceux que j'aime.
J'ai envie d'écrire, mais à part des considérations philosophiques à deux balles ne correspondant même pas à mon état d'esprit, je ne trouve rien. J'ai tout mon temps.
# Posté le lundi 27 avril 2009 16:14

26/04/09

26/04/09


Tellement de choses en tête que j'ai plus le temps de penser. Une envie sans doute bientôt assouvie d'Holga. Pour partir à Venise avec moi. Un ras-le-bol général et banal des cours et des parents. Envie de déménager, d'avoir mon chez moi, d'être en été. Envie d'arrêter pour mieux continuer. Envie d'acheter les tirages de ces photos sublimes, immenses, et de les regarder indéfiniment. Je ne sais plus parler, j'ai mal aux yeux, ma tête est pleine de vide. Je suis une antinomie qui veut apprendre sans s'en donner la peine, grandir en restant ici et maintenant, vit sa vie comme un rêve et le regrette souvent. J'ai une lentille de plastique devant le cerveau.
Je suis désespérément heureuse.


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# Posté le dimanche 26 avril 2009 15:55

Casimir&Caroline

Casimir&Caroline



Elle était maigre, sèche, nerveuse. Des jambes trop fines. Un corps trop fragile, peur de la casser si on soufflait dessus. Elle jouait bien. Elle avait ce regard de dégoût des choses qui lui allait bien pour regarder ceux qui l'entouraient, cette gaieté fausse pour suivre l'homme au cabriolet, cette conviction appliquée pour repousser Casimir, et cette sincérité faible et craintive devant le clown. Elle n'était pas belle, comme trop usée, et elle débordait de cette énergie qu'elle n'avait pas eu la chance d'utiliser. Prisonnière prenant conscience de l'irrévocabilité de sa peine, de la platitude de sa vie, de ce destin morne et froid qui s'étirait loin devant elle, jusqu'à ce que quelqu'un souffle plus fort et la casse pour de bon. Comme un long fil de laine gris, déjà usé. Ces collants, ces chaussures, ces vêtements, qui lui donnent un air de gamine avec les vêtements de maman, ou d'une vieille pute en fin de carrière. Ces seins qui n'existaient pas. On ne voyait qu'eux pourtant. Haineuse, malheureuse, comme une chienne galeuse, perdue au milieu de cette bande de loups. Et lui, Hans ? Il faisait peur. Vraiment. Il avait un regard de fou, de bête. Ses cernes à lui étaient rouges. Et elles, gaies et belles, mais vides. Pas comme elle. On en revient toujours à elle, qui avait cette bestialité des sentiments qui explosait à quelques mètres de moi. Elle a dansé sur un échafaudage, et tout à coup elle est devenue belle.
# Posté le mercredi 22 avril 2009 17:32